Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 22:38

 

 

Ecole-Africaine_Mai2010_AffA3.jpg

 

Sans mémoire il n’existe aucun avenir. Au moment de la sortie de l’esclavage les enfants d’Israël  avait reçu comme instruction de la part de Yahvé, de commémorer leur libération dans toutes les générations, et expliquer aux enfants à travers le SEDER par quoi ils étaient passés pour être un peuple libre. Pourquoi commémorer un évènement, l’Exode, vieux de plusieurs millénaires ?

Le SEDER a plusieurs vertus parmi lesquelles, sont la mémoire et la pédagogie. Ce qui a été peut encore advenir, si l’on ne tire pas les enseignements du passé. Pour ce qui est de la Traite des noirs, tout le monde n’a pas encore su tirer les leçons de cette tragédie : l’existence du racisme en est la preuve, la plus flagrante des preuves dans notre société du XXIème siècle. Une société dans laquelle plusieurs de ses membres ont souffert dans leurs chairs les affres du nazisme : la déshumanisation et l’extermination totale de millions de juifs, pris pour cible avec les noirs et les tziganes au nom du racisme, dans une Europe Catholique, une Europe héritière de l’humanisme chrétien de la Renaissance, de la Réforme, de la philosophie des Lumières, dans une Europe au « sommet de la Civilisation ».

La conférence Race, Racisme & Religion mettra en lumière d’une part, les mécanismes intellectuels qui ont présidé à la justification, de la traite des noirs et de la colonisation, en un mot du racisme, à travers la religion : de l’Hindouisme à l’Islam, en passant par le Catholicisme, le Judaïsme, le protestantisme, la Franc Maçonnerie…

D’autre part, la conférence mettra en évidence l’importance du rôle joué par les convictions religieuses, l’importance de la foi, dans les mouvements de libération des Hommes.

 

L’histoire de l’Exode des enfants d’Israël avec Moïse le Juif, qui représente avec celle de Toussaint Louverture et la Révolution Haïtienne de 1791, le plus grand mouvement de libération au monde, réussit par des esclaves. La  plus grande révolte  des  noirs en terre d’Islam, la révolte des Zanj contre le pouvoir des Abbassides, entre 869 et 883, dans le sud de l’Irak, avec le Kharidjite d’origine perse, Ali Ibn Muhammad, l’histoire de Zumbi au Brésil, la lutte pour l’abolition de l’esclavage par le catholique Français Henri Jean Baptiste Grégoire,  plus connu sous le nom de l’Abbé Grégoire, par le méthodiste Afro américain Frederick Douglass, par le protestant  évangélique  Anglais William Wilberforce, le Franc-maçon Simon Bolivar…autant d’exemples illustrant le rôle positif joué par les hommes de foi.

Depuis que l’esclavage a été aboli, il existe encore des sociétés esclavagistes, notamment en Mauritanie, un pays musulman. Depuis que les pays africains sont devenus membres des Nations Unies, peut-on parler d’indépendance économique, lorsque l’expression même de la souveraineté, l’illustration par excellence du pouvoir régalien, le pouvoir de battre monnaie est sous le boisseau ?

Quant aux français noirs et aux africains qui vivent en France, quel est leur pouvoir économique et culturel en France, 50 ans après les « Indépendances » ? Que pouvons-nous faire à court terme pour faire avancer la situation de cette population victime de discriminations inimaginables dans le Pays des Droits de l’Homme. Il est temps de cesser d’être des victimes, suivons la voie que certains membres de la population noire ont commencé à tracer, comme ce congolais devenu PDG de la plus grande entreprise de transport d’Europe ou ce franco-ivoirien de 47 ans, diplômé de Polytechnique et patron de l’une des plus grosses compagnies  d’assurance de Grande Bretagne: devenons des acteurs, des inventeurs d’opportunités.

Hermann Okemba

Directeur

 

  télécharger le programme

Partager cet article

Repost0
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 17:12

CINQUANTENAIRE DES INDEPENDANCES AFRICAINES


Cycles de conférence Héros des Indépendances


IMPERIUM ET  LIBERTAS


« Manipuler l’histoire c’est manipuler la conscience ; manipuler la conscience c’est manipuler les possibilités ; manipuler les possibilités c’est manipuler le pouvoir » Amos N. Wilson


« Nos enfants peuvent apprendre à propos des héros du passé. Notre tache est de faire de nous-mêmes les architectes de notre futur. » Jomo Kenyatta

 

Indépendances Africaines

 

1960 a été pour beaucoup de pays africains l’année des indépendances. Il convient de parler des indépendances car elles ont été multiformes selon les zones géographiques. Sans faire de la querelle sémantique, tout le monde s’accorde à reconnaitre que le vocable indépendance consiste à dire que les pays africains sont devenus membres des nations unies. Si cette définition minimaliste de l’indépendance est indiscutable, elle ne satisfait pas tous les africains qui pensent que l’indépendance doit signifier autre chose.


Ainsi, lorsque l’on parle des célébrations du cinquantenaire des indépendances africaines, cette dimension sémantique ne peut être écartée d’un revers de la main. Ces  célébrations sont pour les  générations qui sont nées après les indépendances, l’occasion de faire le bilan d’un combat multiséculaire, la longue lutte pour la liberté et la dignité de l’homme en général, et de l’homme africain en particulier.


Le parti pris dans de nos cycles de conférences pendant ces célébrations, est de faire connaitre les hommes et les femmes qui se sont illustrés par leur héroïsme dans ce long combat pour la liberté et de déconstruire les mécanismes intellectuels et spirituels qui ont été à l’origine de l’impérialisme colonial. Il ne s’agit pas ici d’un « simple devoir de mémoire », car les enjeux pour les générations présentes et futures dépassent ces considérations.


Bien entendu, la mémoire est au cœur des enjeux qui sont présents dans les célébrations du cinquantenaire : c’est un enjeu majeur. Nous ne pouvons pas maîtriser notre destin, notre destination,  si nous ne maîtrisons pas la connaissance de notre passé : d’où venons-nous culturellement, moralement et intellectuellement ? Nos nations viennent de loin, et nous n’avons pas encore collectivement émergé à la mesure de ce que nous sommes réellement.


L’historien Jon E. Lendon, diplômé de l’Université de Yale nous a fait comprendre à la lumière de l’histoire antique, que « ce n’est ni le métal, ni le progrès technique, qui, mille ans durant, eurent raison de l’ennemi ; mais la mémoire des victoires passées, la référence aux pères, aux traditions. Les vainqueurs antiques étaient hantés par le souvenir de leurs héros. »


Avoir la mémoire du passé n’est pas une fin en soi, il s’agit ici de savoir capitaliser notre héritage, l’héritage que nous ont légué ces héros de la liberté.


Ces célébrations seront à la fois, l’occasion de se réapproprier l’héritage de ces « freedom fighters  noirs», de savoir ce qui en a été fait après les indépendances, et enfin ce que nous devons en faire.

Les combattants de la liberté nous ont appris l’importance de connaitre notre ennemi : ceux qui n’ont pas eu la capacité de connaitre ont échoué face à l’adversaire.


Le père de l’indépendance du Cap Vert et de la Guinée Bissau, Amilcar Cabral disait à ce propos : « Quel est cet ennemi qui nous domine ? Qui s’entête à nous dominer, au mépris de toutes les lois, de la légalité et de la morale internationale de nos jours ? Cet ennemi ce n’est pas le peuple portugais (français, espagnol, américain, italien, hollandais…), ce n’est même pas le Portugal lui-même : pour nous, combattants de la liberté des colonies portugaises, cet ennemi c’est le colonialisme portugais représenté par le gouvernement colonial-fasciste du Portugal. Mais évidemment un gouvernement est aussi en quelque sorte le résultat de conditions historiques, géographiques, économiques, du pays qu’il gouverne. »


Les séquelles intellectuelles de ce passé colonial sont encore présentes chez les anciens peuples colonisés et au sein des nations des anciennes puissances colonisatrices : le racisme, le complexe d’infériorité et de supériorité. Ces séquelles sont un frein au développement et à un réel dialogue interculturel. Rejoignez-nous  dans ces réflexions pour consolider notre héritage en vue d’un futur radieux et prospère pour nos nations du sud et du nord.


Le cadre de notre réflexion comprendra les pays colonisés par la Grande Bretagne, la France, le Portugal et l’Espagne.


Nous ne pourrons pas entamer ces conférences sans aborder la révolution Haïtienne de 1791, dont l’impact historique est sans précédent dans le monde.

 

Partager cet article

Repost0
10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 10:04

« Brisez vos chaines et vous serez libres, coupez vos racines et vous mourrez »

                                                                                                          Proverbe africain






La véritable essence du pouvoir consiste à définir la réalité des individus et de faire vivre ceux-ci selon cette définition, comme si c’était une définition de leur propre choix. Cette  situation prévaut d’une manière particulière pour la réalité africaine. Dans l’esprit de millions de personnes cette réalité, en totale discordance avec la vérité, est sincèrement prise pour argent comptant, combien même les « faux billets sont fabriqués par des amateurs notoires ».

 

L’histoire de l’Afrique est très méconnue, en Afrique tout comme en occident,  en dépit de la masse colossale d’information dont on dispose, et de la même manière, la réalité africaine est très peu connue dans le monde occidental. La connaissance de cette réalité est vitale pour le présent et l’avenir des africains, ainsi que de sa diaspora dans le monde. Les africains ne pourront jamais être puissants s’ils ne se connaissent pas eux-mêmes, en dehors des cadres qui ont été fixés par d’autres groupes d’individus.


Face aux discriminations et autres mépris dont ils sont l’objet ils ont le besoin urgent de se réapproprier leur destin, et transmettre aux générations suivantes la vision des pères des indépendances africaines : la Renaissance d’un continent uni.

L’Europe a connu sa Renaissance par la redécouverte de son passé, grâce à la diffusion de cette connaissance d’elle-même et de ses réalisations d’antan. Aujourd’hui elle constitue une puissance mondiale grâce à son unification. Nos pères ont travaillé à l’élaboration de l’unité africaine bien avant les européens. Il est temps de combler le « gap » qui a été creusé entre la génération des Kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Jomo Kenyatta, Julius Nyerere, Kenneth Kaunda, Sékou Touré, Um Nyobe, Barthélemy Boganda…et celle d’aujourd’hui.

 

Le 18 Novembre 2009 de 14h45 à 19h00

L'Ecole Africaine donne sa première session avec l'étude de l'Histoire de l'Economie, de la Religion, de la Sociologie, de la Science Politique des pays d'Afrique.


Lieu :

Salle Dewailly - 80000 Amiens

Plus d'information : impronord@hotmail.fr



Partager cet article

Repost0
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 06:33



"Il n' y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit: à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit."
Napoléon Bonaparte.

Qu’avons-nous tiré de l’Héritage laissé par les combattants pour la liberté, dont les sacrifices et l’exemplarité ont inspiré ceux qui, pendant la période coloniale ont refusé de s’abaisser au statut de sous-homme exploité?
Cet Héritage qui a traversé les siècles, brille dans le firmament africain obscurci par tant de velléités.
Dans la galaxie de ces hommes illustres, il y a eu également des femmes remarquables : que ce soit en Afrique comme dans ce que les voyageurs ont appelé à l’époque le Nouveau Monde.
La Reine Nzinga et Kimpa Vita du Royaume Kongo font parti de ces grands combattants pour la liberté. Elles représentent deux figures archétypales : le politique et le spirituel. La concomitance de ces deux figures s’est toujours manifestée dans la longue lutte pour la liberté, des Caraïbes, à l’Amérique du Nord, de l’Europe à l’Afrique.

Dans le cadre des préparatifs du cinquantenaire des indépendances africaines Impro Nord et l’association Somme Congo-Brazzaville vous convient à la fête de l’indépendance de la République du Congo.
Cette fête sera pour nous l’occasion de cultiver l’Héritage laissé par les combattants pour la liberté et consolider le dialogue interculturel afro-européen.
Cette fête inaugurera le cycle des Conférences "Héros des Indépendances", qui auront lieu en France et en Afrique.

Programme

.14h30 Accueil du public
.15h00 Allocution de bienvenue
.15h15 ouverture de la Conférence « Héros des indépendances

« Le politique et le spirituel dans l’accès à l’indépendance : le cas de la Reine Nzinga et Kimpa Vita du Royaume Kongo » Hermann OKEMBA (Politologue)


.16h00 Pot de l'amitié & Exposition "les héros de l'indépendance du Congo"
.19h00 Fin de la célébration

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 06:16
http://sd-1.archive-host.com/membres/images/miniatures/13027180485300196/Adikranpng.png La Picardie est une formidable région disposant d’atouts multiples, grâce à sa position géostratégique au sein de l’Union Européenne, la jeunesse de sa population, la puissance de son industrie agroalimentaire pour ne citer que ceux-ci.
Cependant ces atouts sont grevés par la prégnance de certains handicaps, qui, sans être une fatalité, constituent une source de blocage pour son développement : un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. un taux de turn over plus que préoccupant chez les cadres. le problème du faible niveau d’étude chez une marge importante de la population et celui de l’échec scolaire.

Le manque de confiance en soi et la sous estimation des énormes potentialités humaines. La question de la formation n’est pas seulement régionale, mais nationale.
En effet, d’après l’étude réalisée par l’OCDE en 2004, 37% d’une génération accède en France à l’enseignement supérieur, contre 75% en Suède et 77% en Australie. 20% des jeunes en France sortent du système scolaire sans le moindre diplôme, ni Bac, ni BEP…

Cela place notre pays à la trentième place sur une quarantaine de pays : c’est dire très loin du niveau de la Russie, l’Espagne, la Pologne, la Hongrie, le Chili ou les Philippines. La question de la formation ne concerne pas uniquement les adolescents et les chômeurs, elle concerne aussi les salariés.
En effet la loi du 4 mai 2004 sur "la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social", a crée le Droit individuel à la formation (DIF).

Selon une étude réalisé par Louis-Harris pour Randstad, du 26 novembre au 4 décembre derniers auprès de 996 salariés des secteurs privés et publics, les salariés sont de plus en plus nombreux à être prêts à sacrifier leur temps de loisirs pour effectuer une formation si leur employeur le leur propose. 74 % des salariés indiquent qu'ils répondraient positivement à ce type d'opportunité, seulement 15 % "d'irréductibles" ne voulant pas empiéter sur leurs loisirs. Le secteur privé apparaît le plus réactif au sujet des formations, avec 77 % de salariés favorables à une telle opportunité contre 72 % dans le public. Mais cet engouement ne porte pas sur n'importe quelle formation.

Les salariés interrogés sont catégoriques quant à leurs choix de formation, qui se portent vers plus d'expertise et d'adaptabilité.
La moitié d'entre eux mettent l'accent sur les formations directement liées à leur activité professionnelle, Tandis que le quart des salariés posent la question du développement personnel. Face à ces défis les regards sont tournés d’une part, vers les pourvoyeurs d’emplois que sont les entreprises et les associations, et d’autre part vers les pourvoyeurs de formations que sont les universités et autres organismes de formations.

Cependant, tourner les regards vers les grandes entreprises pour régler le problème du chômage est illusoire : en effet, ceux sont les petites entreprises qui sont à l’origine de la richesse de notre pays.
C’est la raison pour laquelle il est impératif d’encourager l’esprit d’initiative en France, même si d’après certains experts, la France est le pays qui décourage le plus l’initiative chez les plus démunis.

A côté du problème de la formation professionnelle il y a celui de l’orientation : l’Education Nationale dispose de 4800 fonctionnaires en orientation pour 6 000 000 de lycéens et collégiens. Ces fonctionnaires, qui ont chacun 1250 élèves à orienter, n’ont pas été formé pour connaître le marché du travail et encore moins l’évolution des métiers.
Le même problème prévaut à l’ANPE : avec ses 17 000 agents pour plus de 2 000 000 de demandeurs d’emploi, ses conseillers consacrent 2 heures par an aux usagers dans le domaine de l’orientation.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 06:15

IMPRO NORD prend parfaitement en compte les axes méthodologiques du contrat de ville, du fait de sa conception 

Partenariat/ travail en réseau
.
Ce n’est que par la mutualisation de nos moyens  que nous entendons atteindre nos objectifs, grâce au soutien logistique et financier de nos partenaires publics et privés.
Grâce à notre réseau d’universitaires, d’acteurs du champ artistique, nous sommes en mesure de répondre aux besoins du public ciblé.
En outre nous sollicitons la participation de la mission RMI du conseil Général; des mairies et des missions locales.

Mixité urbaine et sociale.
Nous touchons un public qui rassemble des individus occupant des positions très contrasté dans le champ social. En effet IMPRO NORD cible à la fois des personnes sans emplois, des salariés ainsi que des cadres.

Prévention des difficultés

Dans IMPRO NORD il y a  Persévérance et Respect. Dans les ateliers, les intervenants sensibiliseront les participants sur les difficultés qui font obstacles au succès à l’école et sur le marché du travail. Pour reprendre une expression du consultant associé d’un cabinet de chasseur de têtes et président de l'association Convergences économiques, Olivier du Merle, « notre personnalité prédétermine nos succès et nos échecs ».Ces interventions auront pour objectif de suggérer des axes de développement personnel aux participants

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 06:12

Description résumée de l’action
L’opération « Les Ambassadeurs de l’Egalité » est une action qui a été expérimenté en 2006/2007, en partenariat avec la Préfecture de la Somme (dans le cadre de la COPEC), de l’Agence de la Cohésion sociale et de l’Egalité des Chances, du Conseil Régional de Picardie, du Rectorat de l’académie d’Amiens, de la Faculté de droit de l’UPJV et d’Impro Nord. Elle repose sur le triptyque d’une formation juridique et pratique, d’une formation en animation, et enfin un volet culturel.

La formation juridique est une formation en droit des discriminations, donnée par des professeurs de droit à 81 étudiants : cette formation est complétée par une formation pratique, permettant aux étudiants d’être en contact avec les acteurs de la lutte contre les discriminations (Le procureur de la République, les avocats, la Haute Autorité de Lutte Contre les Discriminations et Pour L’Egalité, les associations aidant les victimes des discriminations, l’inspecteur du travail…), connaître de manière concrète les pratiques de ces acteurs et d’avoir une vision globale de la lutte contre les discriminations.

La formation en animation consiste à donner aux étudiants formés les outils pédagogiques et les repères déontologiques afin de garantir une intervention de qualité et bien encadrée dans les lycées volontaires : les étudiants seront triés sur le volet. Ils pourront également être sollicités pour intervenir dans les permanences juridiques d’IMPRO NORD, au niveau régional, à travers le réseau des CRIJ et des PIJ.

Le volet culturel de l’opération abordera la question des représentations. En effet il ne suffit pas de dire que la loi interdit et réprime les discriminations : il faut agir sur les schèmes de pensées qui sont à l’origine des comportements discriminatoires.

Le volet culturel sera développé à travers un atelier d’écriture/choral dénommé « EQUAL ACADEMY ».

Cet atelier sera également proposé à une vingtaine d’étudiants dans le cadre de la programmation culturelle annuelle du CROUS d’Amiens. Les personnes inscrites dans l’atelier produiront leurs travaux durant deux temps forts au cours de l’année 2009 : d’une part au mois de mars pendant la semaine contre le racisme, des lectures publiques de ces textes seront proposées à leurs pairs, et d’autre part au mois de mai, à travers un concert durant lequel les lycéens et les étudiants inscrits dans ces ateliers sensibiliseront le grand public grâce à leurs textes transformés en chansons, avec le concours de musiciens professionnels. Les étudiants formés en droit et animation devront sensibiliser un total de 410 lycéens répartis dans les trois départements de la Picardie. Nous travaillerons avec 45 élèves par lycée avec 3 étudiants formateurs/animateurs (1 étudiant pour 15 lycéens).

Les interventions des lycéens ne seront pas des cours académiques : elles mobiliseront les techniques de l’animation (Cf. document annexe) et auront pour cadre un atelier d’écriture (Atelier chorale des « ambassadeurs de l’égalité »), selon la demande des lycées volontaires. Tous les 16 critères légaux des discriminations seront abordés (Age, sexe, origine, handicap, patronyme, mœurs…)

Egalité hommes-femmes
Le président de la République a confié à Simone Veil, ancienne ministre, une mission de réflexion pour introduire, dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, des dispositions permettant de garantir dans les faits l’égalité entre les hommes et les femmes dans la société.

Parvenir à l’égalité professionnelle et salariale
Afin de gommer les inégalités professionnelle et salariale, le Gouvernement à mis en place un "Label égalité" distinguant les entreprises faisant preuve d’une politique volontariste en direction de l’égalité professionnelle.

La conférence tripartite sur l’égalité salariale et professionnelle, en novembre 2007, avait décidé d’un plan de résorption des écarts salariaux dans les entreprises de plus de 50 salariés. Celles-ci doivent mettre en place, d’ici au 31 décembre 2009, un projet de résorption des écarts salariaux entre les hommes et les femmes. Les contrevenants risqueront des sanctions financières dés le début de 2010.

Contribuer à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est à la fois une clé pour la croissance et un enjeu pour la cohésion sociale. Il s’agit donc de permettre aux femmes et aux hommes, sans discrimination, de se former, de développer toutes leurs compétences, d’avoir les mêmes chances d’évolution de carrière et les mêmes niveaux de rémunération.

S’agissant de l’égalité salariale, la Présidence française a rappelé que la rémunération des femmes est aujourd’hui encore inférieure de 15 % à celle des hommes au niveau européen. Cet écart persistant de rémunération doit être résorbé.

Conformément à la déclaration du 18 juillet 2007 de la Commission Européenne, les Etats membres sont appelés à agir sur les facteurs structurels qui expliquent ces écarts, qu’il s’agisse de la formation initiale, de la concentration des femmes dans un certain nombre de secteurs professionnels ou de la prise en compte de la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle.

- Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes en 2006 : des disparités persistantes

En 2006, dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur concurrentiel, la rémunération brute totale moyenne des femmes est inférieure de 27 % à celle des hommes. L’écart est de 16 % quand on se réfère au salaire horaire brut total, c’est-à-dire la rémunération rapportée au nombre d’heures rémunérées, pour les salariés dont le temps de travail est décompté en heures. Pour le seul salaire horaire de base, l’écart est moindre, les primes et la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires accentuant légèrement l’écart constaté au niveau du salaire horaire de base.

Ces écarts salariaux reflètent pour partie la répartition différenciée des hommes et des femmes dans l’emploi. Les femmes sont moins souvent cadres que les hommes et occupent moins souvent des postes qualifiés ou avec des responsabilités d’encadrement. L’écart salarial est plus élevé parmi les salariés les plus âgés et parmi les plus diplômés. Il est également marqué parmi les cadres et parmi les ouvriers. Les écarts de salaire horaire sont aussi plus importants dans les secteurs les plus féminisés où les femmes sont moins nombreuses que les hommes aux postes les plus rémunérateurs.

Même à caractéristiques voisines, les femmes ont des salaires horaires inférieurs en moyenne à ceux des hommes. Les différences de caractéristiques propres aux salariés, aux entreprises ou aux emplois, recensées dans cette étude, n’expliquent qu’un peu plus du tiers de l’écart salarial entre les hommes et les femmes.


L’Egalité face à l’origine et le handicap
Le constat est sans appel, le premier champ dans lequel s’expriment les discriminations est celui de l’emploi. La France a été pointée du doigt par un rapport européen, mettant en évidence le caractère préoccupant des discriminations dans notre pays, notamment pour une catégorie de nos concitoyens, en raison de leur patronyme et leur origine.

Depuis bientôt 30 ans la République Française fait face au malaise des quartiers populaires, en particulier celui des jeunes français issus de l’immigration : c’est d’ailleurs ce « malaise des banlieues » qui est a été à l’origine de la création de la politique de la ville en France.

Cette politique a introduit la gouvernance en France et certains de ses brillants outils en souvent été dévoyé, ou soit démontrer leurs limites. Grace à la territorialisation des politiques publiques et l’action transversale de l’Etat, beaucoup d’amélioration ont été apporté, mais le mal subsiste.

Une étude financée par le programme Equal en 2007, a démontré le caractère prégnant des discriminations faites aux jeunes français issus de l’immigration dans l’accès aux stages.

Contrairement à la France, les américains ont compris il y a presque 20 ans, quels enjeux économiques se cachaient derrière la nécessité d’intégrer les minorités.

En effet dès 1993, dans le programme d’intelligence économique des Etats-Unis développé par Robert Steele, ancien responsable de la CIA, devenu l’un des spécialistes les plus réputés dans ce domaine, la question des minorités est devenue une priorité nationale. Ce programme invite vivement les Etats-Unis à accentuer l’intégration des minorités ethniques pour renforcer la cohésion nationale et en faire bénéficier les entreprises qui profiteront de leur encrage culturel extérieur. Ces minorités servent directement les intérêts américains lorsqu’elles sont utilisées pour gagner des marchés dans les régions du monde dont elles sont originaires.

En effet, il suffit d’observer les délégations commerciales américaines envoyées au Proche et au Moyen-Orient, pour constater qu’on y trouve toujours un ou deux américains d’origine arabe.

Pour renforcer sa cohésion nationale le pays ne doit pas laisser le problème de la discrimination aux stages et à l’embauche compromettre cette dernière.

C’est la raison pour laquelle nous voulons interpeller les entreprises sur cette problématique et trouver avec elles des solutions adaptées aux forces d’inerties qu’elles peuvent rencontrer dans leur engagement citoyen, qui pour le coup se trouve mis à mal par « les réalités du marché ».

Dans cette optique, nous proposons aux entreprises, dans le cadre d’une démarche volontaire, sous le patronage de l’Etat et des collectivités territoriales, la création d’un outil qui valorise leur engagement citoyen, leur ouverture sur le monde, dans le contexte d’une France qui est la première destination touristique au monde. Cette image est primordiale car les entreprises sont des vitrines de premier choix pour notre pays à l’étranger.

Selon l’Organisation mondiale du tourisme(OMT), l’industrie touristique croît de 4 % par an.

L’on comptera un milliard de touristes en 2010 et 1,6 milliard en 2020.

Sans stigmatiser les entreprises en affichant « Ici on embauche des arabes, des noirs ou des handicapés», nous proposons d’élaborer un label mettant en avant le caractère cosmopolite de l’entreprise, en phase avec une France cosmopolitaine par sa population autochtone, et par l’afflux massif des touristes qui viennent visiter notre pays. Cette mise en valeur passera par une série de petites mesures visant à renforcer l’attrait touristique local à partir de la notion d’accueil:

Pendant la période touristique, en fonction des communes, le personnel d’accueil ou les personnes en contact avec les clients apprendra 3 à 4 mots, ou expressions étrangères simples (Anglais, Espagnol, Néerlandais, Allemand, Russe, Arabe, Swahili, Chinois, Japonais), pour dire « bonjour », « Merci », « Au revoir », « Bienvenue à… ». En fonction de la spécificité locale certaines langues pourront être privilégiées par rapport à d’autres, en raison de la fréquentation touristique régulière de telles ou telles populations.

Une équipe d’IMPRO NORD passera dans l’entreprise pour apprendre les mots clés, présentera brièvement les caractéristiques culturelles de populations cibles, afin d’éviter des amalgames fâcheux : bien que la France soit un pays multiculturel, elle n’est pas assez interculturelle (Tous les asiatiques ne sont pas des chinois, tous les africains ne sont pas noirs, tous les noirs ne sont pas africains…)

Signature d’une Charte de PME « COSMOFRANCE » (pour établir l’homologie entre le fait d’être français et celui d’être ouvert sur le monde, cosmopolitain) : facilitant l’accueil des jeunes stagiaires issus de l’immigration ayant fait l’objet d’une sélection préalable d’IMPRO NORD et de ses partenaires traditionnels (CRIJ, les Missions Locales) pour garantir le bon déroulement du stage. Cette sélection permettra de sélectionner les plus motivés et de leur faire comprendre les attentes futures de l’entreprise : elle permettra de vérifier que le jeune sera en phase avec son futur environnement de formation, du point de vue du savoir, du savoir faire, et du savoir être.

Favoriser le mécénat dans des projets culturels nationaux mettant en valeur le dialogue interculturel.

Discriminatrix 
« La discriminatrix est universelle, elle est omniprésente, tu la vois chaque fois que tu regarde par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision, tu ressens sa présence, quand tu pars au travail... Elle est le monde qu’on superpose à notre regard pour nous empêcher de voir la vérité : nous sommes tous égaux. »


La discriminatrix est une prison pour l’esprit.

Face à la monté de ce virus intellectuel (racisme, antisémitisme, islamophobie…) dans notre pays, des étudiants se réunissent à la Résidence du Bailly et au 76 rue Maberly, dans l’atelier d’écriture d’IMPRO NORD en partenariat avec le CROUS d’Amiens, afin d’élaborer des textes (poésie, chansons, Slam, textes engagés…), qui serviront de fer de lance dans la lutte contre les discriminations. Ces textes seront accompagnés musicalement, grâce à la création de morceaux inédits d’artistes professionnels. Ces textes seront présentés pendant les semaines d’Education contre le Racisme et pendant un grand concert contre les discriminations.

Rejoignez ces « Ambassadeurs de l’Egalité ».

Partager cet article

Repost0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 23:00



Les patrons de cœur à la rencontre des jeunes handicapés


La jeunesse picarde actuellement touchée par le chômage n’appréhende pas toujours les logiques du monde de l’entreprise.

Aussi, Impro Nord et le CRIJ Picardie ont organisé le 10 juin 2009,  au stade de La Licorne à Amiens une première rencontre festive entre les chefs d’entreprises et les jeunes sur la thématique du handicap et de la  vie professionnelle. La manifestation s’est déroulée de 10h à 18h30.

L’objectif de cette rencontre était la création d’une passerelle entre les jeunes et les chefs d’entreprise.

Des espaces ont été mis à disposition du public, de nombreux artistes se sont produits sur scène et un repas champêtre a été proposé.

Lors de cette journée, le label « COSMOFRANCE » a été présenté, label qui met en valeur l’attitude exemplaire des entreprises ouvertes sur le monde,  à l’image de la FRANCE, première destination touristique internationale.

La HALDE, l’ACSE et la fondation FACE ont été conviées, afin de favoriser la prise de conscience du public au sujet de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité.

En effet, nous avons souhaité sensibiliser les patrons de PME à la lutte contre les discriminations et amener les jeunes qui en sont victimes, dans l’accès aux stages et à l’emploi, à une prise de conscience sur les réalités inhérentes au monde de l’entreprise.
Pour y faire face, les jeunes ont besoin de développer un esprit combatif. Ainsi, nous avons sollicité le concours des fédérations de sports de combat, pour les différentes animations qui se sont déroulées durant la journée.

La manifestation a donc proposé une rencontre festive entre les jeunes, les jeunes handicapés et les entreprises. Les remontées ont été positives le jour même. La pièce de théâtre, le repas, les démonstrations sportives, le discours sur le label Cosmofrance, la zone de discussion, les artistes ont reçu tous les éloges. La journée a été remplie de mercis, de sourires et de poignés de mains. Une ambiance conviviale a régné. Les partenaires ont été nombreux.et ont apprécié les échanges avec le public, et les entreprises ont pu échanger leurs pratiques. La journée a permis une reconnaissance de la personne handicapée dans le monde du travail et le public a apprécié cette valorisation.
Cette rencontre festive et l’affluence des personnes furent l’occasion de mener des actions de sensibilisation et de lutte contre les discriminations. Cette sensibilisation s’est faite par l’animation d’un stand Impro Nord, CRIJ.

   



Le public visé :

Les Jeunes et les adultes de la Région Picarde - Les entreprises - Les Scolaires - Le rectorat - les CFA -  Les associations picardes telles que l’URIOPSS, l’UDAF, l’URAPEDA, l’ADAPEI, l’ADAPT, l’APF,
Les structures ciblées par les MDPH : Les SESSAD (Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile), les Classes d’Intégrations Scolaire (CLIS), les Unités Pédagogiques d’Intégration (UPI), les établissements spécialisés pour enfants (IME, EME,IPP, ITEP ), les établissements spécialisés pour adultes (Foyer d’hébergement, les accueils de jour, les Services de suite et d’accompagnement, les foyers d’accueil médicalisés, les Maisons d’Accueil Spécialisées, les Etablissements, Services  d’Aide par le Travail et Entreprises Adaptées de la région etc
Les hôpitaux, les cliniques etc -Les comités départementaux handisports - Les élus locaux, départementaux et régionaux - RMIstes, SMIC arts, chômeurs, personnes en situation d’immigration, personnes en  situation d’asile

 Soit plus de 130 personnes présents lors de la journée !


Les participants :

Entreprises
Caisse d’Epargne, Amiens - GEIQ Picardie, propreté et services, Amiens - OPCALIA, promoteur de compétence , Amiens - AG Bâtiment, Poix de Picardie -Darty, Haubourdin (59) - Ex@services SARL, Precy-sur-Marne (77) - Handi expert, Marcq en Baroeul (59) - ADIA, Roye - Coriolis, Amiens.

Associations et structures
AGEFIPH, Amiens -  Cap Emploi, Amiens - Mission Locale Grand amiénois, Amiens
AFIJ, Amiens - CIO - Fondation FACE, Amiens - HALDE - Sup de Co, Amiens - ESAT (Flixecourt, Hilaire Maleysson Breteuil, Claire Joie Amiens, Laon,   ) -  IME, foyer de  vie (Cagny) - accueil de jour Amiens - la structure occupationnelle La Bruyère Amiens - DRDJS, Amiens - DRTEFP, Amiens - MDPH Oise, Beauvais - MDPH Somme, Amiens - CMAS Boves - IREAM, Amiens

Animations
Cirqu’Onflexe, Amiens - Fédération de sports de combats, Amiens - Lycée Luzarches, Amiens

Les partenaires :
Le Stade de la Licorne
Amiens Métropole
La Mairie d’Amiens
Le Conseil Général de la Somme
Le Conseil Régional de Picardie
La Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports
L’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chance


Le projet sera reconduit chaque année. Pour les années suivantes, nous travaillerons à enrichir l’action en proposant de nouvelles animations. Les partenariats techniques et financiers seront élargis.



Télécharger la plaquette au format pdf.

Partager cet article

Repost0

le mot du Directeur :

Nous ne pouvons pas combattre le racisme si nous ne sommes pas unis. Cependant, cette solidarité ne peut pas exister aux dépens de l’identité des individus : elle doit respecter l’intégrité individuelle.
Créer un monde uni mais non uniforme prend sens dès lors que la diversité de la race humaine est prise en compte. Ce n’est pas en abolissant les différences que l’unité sera réalisée, mais plutôt en apprenant à connaître et à apprécier la valeur intrinsèque de chaque culture et de chaque individu.
Ce n’est pas la diversité qui est la source des conflits, mais l’immaturité des attitudes, et l’intolérance envers ce qui est différent, ainsi que les idées fausses entretenues sur autrui.

Hermann Okemba
Directeur  IMPRO NORD

.







IMPRO NORD est une plateforme régionale agréée par le Ministère de l'Education Nationale,ayant le statut juridique associatif, qui réunis des acteurs publics et privés, autour du tryptique :
. Le partage du savoir
. La lutte contre les discriminations
. Le dialogue interculturel